Attentat au Musée juif: "le témoin vedette de l'accusation est une affabulatrice" © BELGA

Le témoignage d'une sexagénaire qui assistait à une fancy fair dans une école du centre de Bruxelles, le jour de la tuerie au Musée juif de Belgique, a été vivement remis en question, lundi, par la défense de Mehdi Nemmouche. "Le témoin vedette de l'accusation est une affabulatrice", a tranché Me Courtoy, qui a pointé les incohérences dans ses déclarations.


Le 24 mai 2014, le témoin se trouvait à la fête de l'école de ses petits-enfants, rue Terre-Neuve. Alors qu'elle fumait une cigarette sur le trottoir devant l'établissement, cette femme a vu passer un homme "calme, de type méditerranéen, sans barbe", portant deux sacs et une casquette.

L'individu, qu'elle a désigné devant la cour d'assises de Bruxelles comme étant Mehdi Nemmouche, a regardé quelques instants à l'intérieur de l'école avant de poursuivre sa route, selon la sexagénaire.

Le témoin, dont le fils avait pris contact avec la police après avoir entendu le récit de sa mère et vu les images du suspect dans les médias, situe aujourd'hui les faits vers 16h00.

La défense de l'accusé a pointé plusieurs incohérences entre ses propos et ses dépositions peu après les faits. "Madame avait dit lors de son audition que l'individu était entré dans l'école, qu'il était resté cinq minutes avant de ressortir", s'est étonné Me Courtoy.

Elle avait aussi indiqué que sa rencontre avec le suspect avait eu lieu à 16h15. Ce qui donnerait "un alibi" à Mehdi Nemmouche, puisque selon l'accusation, il devait être en train de se connecter à son ordinateur à Molenbeek à cette heure-là, a rappelé le pénaliste.