Attentat au Musée juif: Bendrer répète qu'il a seulement "joué" avec les armes © BELGA

Nacer Bendrer a répété jeudi matin, à l'invitation de la présidente de la cour d'assises de Bruxelles, qu'il avait seulement "joué" avec les armes retrouvées dans l'appartement qu'il gardait, à l'est de Marseille. L'accusé affirme que ce n'est pas lui qui a effectué les manipulations constatées sur ces armes.


Le 9 décembre, Nacer Bendrer a été surpris au saut du lit par les enquêteurs. A proximité de lui se trouvaient plusieurs armes et un gilet pare-balles.

Dans l'appartement, qui appartenait à l'une de ses connaissances à ce moment en détention, les enquêteurs ont découvert un fusil automatique de type kalachnikov, deux pistolets et un fusil de chasse.

Trois armes étaient chargées et un pistolet était "plus que prêt à tirer", a souligné l'inspecteur de la DGSI devant la cour. Celui-ci suppose que ce pistolet avait été placé dans cette position pour permettre une réaction rapide en cas de tentative d'intrusion, un cas de figure classique dans le milieu marseillais. "Il suffisait de l'effleurer pour que le coup parte, ce n'était pas sans danger, mais rien n'indique qu'un tir accidentel soit survenu dans l'appartement", a précisé l'enquêteur.

Nacer Bendrer, qui assure n'avoir pas donné suite à la demande de kalachnikov adressée par Mehdi Nemmouche, a toujours dit qu'il ne connaissait rien aux armes. S'il reconnaît avoir joué avec celles trouvées dans l'appartement en regardant la télévision, il dément avoir réalisé les manipulations de chargement constatées.