Les syndicats quittent la réunion du comité de secteur © BELGA

Faute d'avoir obtenu des éclaircissements de la part gouvernement wallon qui avait dénoncé, jeudi, le 'blocage' de la CGSP dans le dossier de la réforme des administrations wallonnes, le syndicat socialiste a quitté prématurément, vendredi matin, la réunion du comité de secteur, réunissant gouvernement wallon et représentants des travailleurs.


"Nous n'avons obtenu aucune réponse précise à nos interrogations et nous avons donc décidé, vu le climat social actuel - dont la stigmatisation de la CGSP n'est qu'une illustration -, de quitter la séance", indique la CGSP Amio.

"Nous avons demandé et obtenu la solidarité des deux autres syndicats (CSC-SP et SLFP) face à la stigmatisation dont elle fait l'objet, ce qui a mis fin de facto à la réunion de négociation", a ajouté le syndicat socialiste.

Jeudi, le gouvernement wallon avait indiqué "avoir pris acte de l'impossibilité de conclure un accord global par le biais d'une convention sectorielle" dans le dossier de la réforme de la fonction publique régionale. En cause, selon les autorités régionales: "l'attitude résolument négative de la seule CGSP, qui a visiblement décidé d'opter pour l'immobilisme au détriment de l'ensemble des agents, dont ses propres affiliés".

"La CGSP s'étonne de cette prise de position forte du gouvernement et en particulier de la stigmatisation dont elle fait l'objet. À ce jour, ni la CGSP ni aucun autre syndicat ne se sont définitivement prononcés sur le projet en discussion", poursuit le syndicat.

"Les propositions financières du gouvernement wallon concernant l'augmentation de la prime de fin d'année des fonctionnaires en 2019 et l'augmentation des barèmes du niveau B en 2020 et 2021 ne peuvent être une monnaie d'échange à la politisation de la fonction publique à sa privatisation et à l'atteinte aux libertés individuelles fondamentales des travailleurs via un 'encadrement' du droit de grève", estime la CGSP.

"Dans ces conditions, si le gouvernement persistait, la CGSP pourrait effectivement remettre un protocole de désaccord sur le projet de convention sectorielle", admet-elle.

Quant à l'accusation de "jeu politique partisan", "nous avons déjà fait grève, sous le gouvernement précédent PS-cdH contre une partie des propositions actuellement sur la table", conclut le syndicat.