Nacer Bendrer affirme qu'il n'a pas donné suite à la demande d'arme de Mehdi Nemmouche © BELGA

Nacer Bendrer a déclaré, mercredi après-midi devant la cour d'assises de Bruxelles, que Mehdi Nemmouche l'avait appelé souvent pour savoir s'il lui avait trouvé une kalachnikov. "Je lui ai dit: j'ai pas trouvé, j'attends et voilà", a précisé Nacer Bendrer, qui nie lui avoir fourni une telle arme.


La présidente de la cour, Laurence Massart, a repris l'interrogatoire de Nacer Bendrer mercredi vers 14h00. Mardi en fin de journée, la magistrate s'était arrêtée au moment où Nacer Bendrer s'était rendu à Bruxelles le 10 avril 2014 et où il avait revu Mehdi Nemmouche.

Nacer Bendrer avait confirmé que son ancien compagnon de cellule lui avait alors demandé de lui trouver une kalachnikov, sans lui dire pour quelle raison il avait besoin d'une telle arme.

"Lorsque vous êtes ensuite revenu à Marseille, que s'est-il passé?", a questionné Laurence Massart, mercredi. "Mehdi Nemmouche m'a appelé souvent. Je lui ai dit: j'ai pas trouvé, j'attends et voilà. J'ai pas été formel", a répondu Nacer Bendrer.

"Il n'avait pas l'air agacé, non. Mais il m'appelait souvent, oui. Ensuite, c'est tout. Rien. C'est comme avec une fille, si elle vous appelle et que vous ne rappelez pas, au bout d'un moment elle a compris", a rétorqué Nacer Bendrer.

Auparavant, l'accusé a démenti l'existence d'un accord avec l'accusation comme l'avait insinué la défense de Mehdi Nemmouche.

Nacer Bendrer est accusé, comme Mehdi Nemmouche, l'un de ses anciens co-détenus à la prison de Salon-de-Provence, d'être auteur ou co-auteur de l'attentat au Musée juif de Belgique le 24 mai 2014.

Il est soupçonné d'avoir fourni des armes à Mehdi Nemmouche, avec lesquelles celui-ci aurait commis l'attaque.