Le gouvernement Michel met la dernière main à des projets de textes légaux face au Brexit © BELGA

Les principaux ministres du gouvernement fédéral en affaires courantes mettent la dernière main à des textes visant à préparer la Belgique aux conséquences potentielles d'un Brexit sans accord. Les projets législatifs seront examinés vendredi en conseil des ministres et ensuite soumis au parlement, a annoncé le Premier ministre Charles Michel mercredi à l'issue d'un comité ministériel restreint.


Concrètement, des mesures sont notamment prévues pour les douanes, l'agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) ainsi que les départements emploi, économie et sécurité sociale.

"Nous sommes prêts à soumettre vendredi les premiers textes nécessaires et ensuite les envoyer au Conseil d'Etat et au parlement", a expliqué Charles Michel.

Le Premier ministre demandera aux parlementaires de libérer des "capacités financières" pour réaliser ces mesures. Les estimations budgétaires vont être finalisées et précisées dans les jours qui viennent, a-t-il expliqué, tout en indiquant qu'il avait d'ores et déjà attiré l'attention du président de la Chambre sur le fait que le gouvernement soumettrait rapidement des textes.

"Il est certain que les affaires courantes rendent les choses un peu plus compliquées, notamment sur le plan budgétaire", a-t-il reconnu.

Parmi les mesures annoncées, le ministre de l'Agriculture en, Denis Ducarme, a entre autres insisté sur la nécessité de renforcer le nombre de contrôleurs, d'inspecteurs et de chargés de missions pour l'AFSCA. Au moins 115 engagements supplémentaires devraient être nécessaires.

En parallèle aux actions entreprises par le Fédéral, M. Michel a rappelé que le travail devait aussi être mené par les entités fédérées. "Il faut être sûr que chacun fasse son job et que la coordination soit optimale", a-t-il ajouté.

D'après le chef de l'exécutif, la balle est aujourd'hui plus que jamais dans le camp des Britanniques. Le rejet par la Chambre des communes de l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'UE rend le scénario d'un Brexit dur "plus probable". A ses yeux, les Européens doivent conserver leur unité face à Londres.