Le président du parti socialiste Elio Di Rupo a appris samedi avec "une profonde tristesse" le décès du ministre d'Etat Philippe Moureaux, "une grande figure du socialisme belge", indique-t-il dans un communiqué.


"Philippe a toujours accordé une attention soutenue aux plus fragiles et aux plus vulnérables de notre société", ajoute Elio Di Rupo. "Professeur d'université, il avait cette capacité à allier réflexion intellectuelle de haut vol et action sur le terrain pour améliorer le sort des plus fragiles."

"Lorsqu'il a exercé des fonctions ministérielles, notamment celles de Vice-Premier ministre, Philippe Moureaux a veillé à conforter la protection sociale des citoyens dans un climat de justice et d'égalité. Il est à l'origine d'une loi fondamentale dans notre pays, la loi contre le racisme et la xénophobie", souligne encore le président du PS, qui présente ses condoléances à sa famille, ses proches et en particulier à sa fille Catherine.

"On connaissait ses coups de gueule, on appréciait son sens de la formule, on redoutait parfois ses bons mots. Mais j'ai toujours pu compter sur l'Homme d'Etat, sur sa droiture et sur sa loyauté. Il ne s'est jamais départi de son sens de l'intérêt général et de ses convictions socialistes fortes. Sur le plan humain, il a affronté la maladie avec une force et une dignité exemplaires."

Pour Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, il "manquera beaucoup à tous ceux qui ont eu la chance de le connaître". "Passionnément socialiste et bruxellois, puits de science et d'histoire, universaliste exemplaire, redoutable bretteur et camarade fraternel, gardien sourcilleux de la conscience de gauche": c'est dans ces mots que le Carolo rend hommage au Bruxellois sur Twitter.