Fusillade à Strasbourg - Les eurodéputés autorisés à quitter le Parlement européen "à leurs risques et périls" © BELGA

Les membres du Parlement européens, confinés dans l'enceinte du bâtiment strasbourgeois, peuvent quitter l'édifice à leurs propres risques, a indiqué dans la nuit le président de l'institution, Antonio Tajani. Le centre-ville de Strasbourg est toujours bouclé pour localiser l'auteur d'une fusillade. Quatre personnes ont été tuées sur le marché de Noël de la ville mardi soir, à quelques kilomètres du Parlement européen, par un tireur toujours en fuite.


La ville "n'est pas sécurisée" et les élus encore présents au Parlement européen devraient se signaler pour qu'ils soient escortés par la police française une fois que c'est possible, a indiqué le président de l'institution. Il a indiqué qu'il était "impossible" de se rendre dans le centre-ville sans convoi policier.
Des quartiers de Strasbourg sont toujours bouclés dans la nuit en raison de la traque de l'auteur présumé de la fussillade qui a éclaté sur le marché de Noël mardi soir, faisant quatre morts. Des habitants confinés ont commencé à être évacués, mais environ 2.000 personnes sont aussi toujours bloquées dans le Parlement européen, où une séance plénière est organisée cette semaine.
"Notre délégation devait faire son repas de Noël dans un restaurant du centre. Nous avons d'abord pensé à nos collègues qui étaient déjà en ville. Ils vont bien", a commente l'élue belge socialiste Kathleen Van Brempt.
En signe de solidarité, le président du parlement, Antonio Tajani a tenu à conduire jusqu'au bout la session de mardi soir, dont les débats se sont achevés, comme prévu, à minuit.
"Ce Parlement ne se laisse pas intimider par des attaques criminelles ou terroristes. Nous continuons à travailler et réagissons avec la force de la liberté et de la démocratie contre la terreur", a-t-il dit.
L'auteur présumé de la fusillade, un homme de 29 ans né à Strasbourg, est connu de la police française qui comptait l'intercepter le matin même du drame pour des faits de "droit commun". Mais les autorités ont trouvé son habitation vide, les perquisitions permettant en revanche de découvrir des grenades. Le suspect a été blessé après la fusillade, mais n'a pas été localisé depuis, donnant lieu à une chasse à l'homme depuis plus de cinq heures.