La météorite de Tintigny fait son trou au Muséum des Sciences naturelles de Bruxelles © BELGA

Le Muséum des Sciences naturelles, partie intégrante de l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique, a présenté mardi en fin de journée la météorite de Tintigny, reçue en don de la famille Schmitz chez qui elle a atterri en février 1971. Elle occupera une place définitive dans la salle des Minéraux du Muséum.


C'est Eudore Schmitz, un agriculteur de Tintigny (province du Luxembourg), qui a vu en 1971 une pierre noire trouer et traverser son toit. L'instituteur du village, Albert Rossignon, aujourd'hui abbé, pense identifier une météorite, mais la pièce est tombée dans l'oubli pendant plus de 40 ans. Les enfants et petits-enfants de la famille Schmitz ont décidé de remettre la météorite sur la voie de son identification scientifique et en ont fait don au Muséum des Sciences naturelles.

"On savait que c'était une météorite, mais on ne lui accordait peut-être pas l'attention qu'elle mérite", explique Jean-Paul Schmitz, le fils d'Eudore Schmitz, aujourd'hui décédé, pour motiver la décision familiale d'en faire don.

Cette météorite a été classifiée et répertoriée dans la Meteoritical Database comme "eucrite", une sorte de météorite pierreuse qui est très rare (seulement 2% des météorites retrouvées). Elle témoigne de l'activité volcanique sur l'astéroïde Vesta, deuxième plus gros astéroïde de la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter.

Il s'agit de la sixième météorite belge connue. Les cinq autres (St-Denis-Westrem, Tourinnes-la-Grosse, Lesve, Hainaut et Hautes Fagnes) sont des chondrites ordinaires, la variété la plus commune de météorite pierreuse (95% de toutes les météorites sur Terre).

L'Institut royal des Sciences naturelles compte plus d'un millier de météorites dans ses collections, dont 415 météorites découvertes en Antarctique.