Le nombre de tués sur les routes a reculé de 5% sur les neuf premiers mois de 2018, à 333, ce qui représente un niveau historiquement bas à cette période de l'année, ressort-il mardi du baromètre de l'Institut Vias. A contrario, les décès de cyclistes en Flandre et à Bruxelles ainsi que de motards en Wallonie sont en hausse, probablement en raison des conditions climatiques qui ont favorisé la pratique du deux-roues. Le sud du pays enregistre néanmoins une forte baisse globale de tués (160, -10%).


Les routes belges ont fait 16 tués en moins durant les trois premiers quarts de 2018 que sur la même période un an plus tôt (349), malgré un troisième trimestre nettement moins bon (149 tués, soit 22 de plus qu'en 2017).
Le nombre de blessés a très légèrement reculé (de 35.818 à 35.725), tandis que les accidents sont repartis à la hausse après trois baisses consécutives (de 27.963 à 28.131).
La situation des usagers de deux-roues a été particulièrement peu réjouissante. En neuf mois, 40 cyclistes (+7) et 57 motards (+6) ont perdu la vie sur les routes belges. Le nombre de tués a également augmenté dans les accidents impliquant un poids lourd, de 67 à 74.
Enfin, les décès de jeunes automobilistes ont atteint un niveau historiquement bas avec 37 cas en neuf mois.
Le baromètre ne porte que sur les tués sur place et ne comptabilise donc pas les victimes qui auraient succombé à leurs blessures par la suite, précise l'Institut Vias.
Selon le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot, la diminution constatée du nombre de morts "est toutefois trop faible pour
atteindre l'objectif de maximum 420 tués sur les routes à l'horizon 2020. Les premières condamnations à un éthylotest antidémarrage ont été prononcées récemment et devraient être suivies par d'autres, ce qui permettra d'accentuer la lutte contre l'alcool au volant. D'autres mesures de lutte contre la récidive devraient porter leurs fruits à l'avenir", indique-t-il dans le communiqué.