"Je suis déçu mais nous continuons à nous battre, nous n'abandonnons pas", a affirmé Theo Francken (N-VA), dimanche, lors d'un discours qu'il a tenu dans son fief de Lubbeek. Devant une salle comble, il y a fait le point sur le dossier du pacte de l'Onu sur les migrations, à l'origine de la démission des ministres N-VA du gouvernement fédéral.


Samedi, le bureau de la N-VA était unanimement d'accord sur la position à adopter, a affirmé Theo Francken. "Il est regrettable que le CD&V et l'Open Vld se soient donné tant de peine pour nous pousser hors du gouvernement", a-t-il ajouté en estimant à nouveau que la Belgique ferait mieux de s'abstenir de signer le pacte migratoire. Pour la N-VA, cette non-signature nuirait moins à l'image du pays que les maigres investissements en matière de défense ou l'important taux d'endettement.

En l'état, même assorti d'une déclaration interprétative, le pacte de l'Onu reste inacceptable pour les nationalistes flamands, a encore assuré Theo Francken selon qui les déclarations interprétatives ne sont, de toute façon, jamais utilisées. C'est le cas, notamment, de la déclaration accompagnant la Convention des droits de l'enfant qui "semble avoir disparu sans laisser de traces", a pointé M. Francken. D'après l'ex-secrétaire d'Etat, cette convention, approuvée par la Belgique, n'est que source de problèmes, entre autres lors de l'enfermement de familles dans l'attente de leur expulsion.

"Après-demain, je redeviendrai parlementaire. J'exercerai ce mandat avec fierté, connaissance des dossiers et engagement", a encore affirmé Theo Francken dont le parti se positionnera dans les jours à venir sur l'attitude à adopter au niveau fédéral.