Sur les 14 suspects interpellés mercredi dans le cadre d'un vaste coup de filet contre la mafia calabraise, trois ont été immédiatement arrêtés car ils étaient sous le coup d'un mandat d'arrêt européen. L'un d'entre eux n'est autre que le leader de la mafia calabraise Ndrangheta, Antonio Calogero Costadura, 44 ans. L'homme était recherché depuis 10 ans par la justice calabraise. Il séjournait en Belgique, dans un appartement de Maasmechelen, a expliqué le parquet du Limbourg.


Jeudi, neuf autres suspects ont été conduits devant un juge d'instruction de Tongres. Sept ont été placés sous mandat d'arrêt et deux ont été libérés sous conditions.

En Belgique, des perquisitions mobilisant une centaine d'agents ont eu lieu mercredi notamment à Maasmechelen, Genk, Lanaken et Wommelgem. Ces perquisitions visaient 14 adresses, où auraient séjourné des membres de la mafia ou des complices. Pendant l'enquête, des observations et des enquêtes téléphoniques ont été menées. Les personnes placées sous mandat d'arrêt sont soupçonnées d'appartenir à une organisation criminelle et de s'adonner au trafic de drogues.

Antonio Costadura est suspecté d'avoir vendu de grandes quantités de drogue via la Belgique. Il était recherché depuis 10 ans par la justice italienne pour trafic de cocaïne. Il avait d'ailleurs été condamné dans la péninsule à huit ans de prison. Costadura est le fils biologique du chef mafieux Salvatore Nirta, originaire de San Luca, berceau de Ndrangheta.

Selon le parquet du Limbourg, l'organisation investissait l'argent de la cocaïne dans l'économie et la vie locale, afin de se construire une position dominante d'apparence légale.

Deux des sept suspects placés sous mandat d'arrêt jeudi comparaîtront dès vendredi devant la chambre du conseil, les autres comparaîtront mardi prochain.