La pression fiscale et parafiscale sur les entreprises actives en Belgique s'élevait à 57,7% lors de l'exercice fiscal 2017, en légère hausse par rapport à l'année précédente (57,1%), selon l'étude "Paying Taxes 2019" publiée mardi par PWC et la Banque mondiale.


Cette étude de dimension mondiale compare, année après année, la fiscalité pesant sur une entreprise type (n'exerçant pas d'activité internationale) dans 190 pays différents. La pression fiscale calculée dans le rapport prend en compte l'impôt des sociétés, les cotisations sociales mais également une série d'autres taxes. Elle exclut par contre la TVA.
Avec une pression fiscale et parafiscale de 57,7%, la Belgique demeure parmi les "champions" en la matière, la moyenne européenne (UE et Association européenne de libre-échange) étant située à 39,3% et la moyenne mondiale à 40,4%. Au niveau européen, il n'y a qu'en France (plus de 60%) que la pression fiscale sur les entreprises est plus élevée qu'en Belgique.
L'augmentation, quoique légère, de la pression fiscale d'une année à l'autre s'explique essentiellement par la diminution des intérêts notionnels lors de l'année fiscale 2017.
L'étude "Paying Taxes" calcule également le temps nécessaire à une entreprise pour accomplir son devoir fiscal. Il était inchangé en 2017 en Belgique, à 136 heures, ce qui est nettement mieux que la moyenne mondiale (237 heures) et même européenne (161 heures).
Mais l'analyse de PWC et de la Banque mondiale porte aussi sur le nombre de paiements fiscaux annuels faits par les entreprises et sur un indicateur de performance basé sur ce qui se passe après le paiement des taxes, comme par exemple le temps nécessaire pour obtenir un remboursement de TVA. Il en ressort que l'administration fiscale est relativement performante. Mais d'autres pays européens rattrapent très rapidement leur retard, avertit Patrick Boone, expert fiscal chez PWC.
Ce dernier plaide plus généralement pour un approfondissement du tax shift et pour une poursuite de la simplification. Il souligne enfin le poids des cotisations sociales pesant sur les entreprises, ce qui fait de la Belgique "un champion du monde en la matière". Des efforts supplémentaires pourraient être faits à ce niveau, suggère-t-on alors que les cotisations patronales représentent à elles seules plus des trois quarts de la pression fiscale et parafiscale sur les entreprises, loin devant l'impôt des sociétés.