Entre 1970 et 2014, les populations de vertébrés sauvages ont décliné de 60%, alerte le WWF dans la dernière édition de son rapport "Planète vivante" publiée mardi. Malgré la succession d'études alarmantes, la chute ne cesse de s'accélérer puisqu'elle s'élevait à 58% en 2012 et 52% en 2010, selon les précédentes éditions du document bisannuel.


On parle beaucoup du dérèglement climatique, qui joue un rôle croissant, mais celui-ci n'est que l'un des facteurs qui pèsent sur la biodiversité. Agriculture intensive, dégradation des sols, surpêche et pollution plastique font également partie des principales menaces pointées par le WWF, toutes liées aux activités humaines.
Ces 50 dernières années, l'empreinte écologique des humains a augmenté d'environ 190%. Et d'après la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), seul un quart des terres de la planète n'est pratiquement pas affecté par les activités humaines.
L'impact de l'homme sur les ressources naturelles est tel qu'il engendre une disparition de la vie sauvage, résume le WWF, qui a actualisé son "Indice Planète Vivante". Celui-ci, établi par la Société zoologique de Londres, suit l'abondance moyenne de 16.704 populations représentant 4.005 espèces de mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens. Il montre un déclin de ces espèces de 60% entre 1970 et 2014.
La région néotropicale, qui couvre l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale, est celle où la chute est la plus vertigineuse avec une perte d'animaux sauvages de 89% par rapport à 1970.
Le WWF, organisation internationale de défense de la nature, publie son rapport "Planète vivante" tous les deux ans depuis 1998.