La Francophonie, un espace pour mettre en avant l'égalité hommes-femmes © BELGA

La Francophonie doit être un espace pour mettre en avant l'égalité entre les hommes et les femmes, a estimé vendredi le Premier ministre belge, Charles Michel, lors de son intervention dans le débat général sur le rapport de la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les 84 membres de l'OIF sont réunis depuis jeudi à Erevan, en Arménie, pour le 17e Sommet de l'institution.

"Le féminisme ce n'est pas seulement l'affaire des femmes mais c'est aussi celle des hommes", a déclaré M. Michel. Il faut que les mentalités des hommes changent par rapport à leurs relations avec les femmes, a-t-il insisté. Il a notamment cité le Dr Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix, comme "un exemple à suivre".

Le Sommet d'Erevan doit d'ailleurs adopter vendredi une "Stratégie pour la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes". Celle-ci a d'ailleurs été développée par un groupe de travail piloté par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le Premier ministre a également réaffirmé sa vision de la Francophonie, dont la force doit être le développement du multilatéralisme, d'un point de vue culturel mais aussi social et économique. Il a en outre assuré que la Belgique entendait jouer un rôle actif dans la Francophonie mais aussi à l'Onu, où elle siégera au Conseil de sécurité en 2019 et 2020 comme membre non-permanent.

"En tant qu'Européen, je suis convaincu que nous devons développer une alliance globale, forte et ambitieuse avec le continent africain. Il faut dépasser le cadre de l'aide au développement pour passer à celui de l'investissement, de l'emploi et de l'éducation. On doit se tourner vers l'avenir sans nostalgie ni culpabilité du passé. Nous devons dépasser nos histoires douloureuses", a-t-il encore déclaré.

Le Sommet de la Francophonie réunit les 84 membres de l'OIF, qui partagent le français comme langue maternelle ou étrangère. Le monde compte 300 millions de locuteurs francophones, selon les nouveaux chiffres de l'Observatoire de la langue française de l'OIF publiés à l'occasion du Sommet. Près de 60% d'entre eux résident en Afrique. Le continent affiche la plus grande progression depuis 2014 (+17%).