Peste porcine africaine: Les agriculteurs wallons craignent le pire © BELGA

La Fédération wallonne de l'Agriculture (FWA) et la Fédération unie de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs (FUGEA) trouvent adéquates les mesures prises en raison de la détection de cas de peste porcine sur le territoire wallon, mais craignent le pire pour la profession.

"Les mesures appliquées sont une bonne chose pour limiter la propagation mais c'est encore un coup dur pour les éleveurs concernés car les pertes risquent d'être très importantes", a déclaré le président de la FWA, Joseph Ponthier, vendredi après-midi. "Nous avons aussi des craintes concernant les exportations de viande de porc car certains pays demandent déjà des contrôles supplémentaires, même si la maladie ne peut pas être transmise à l'homme."

Le président de la FUGEA, Philippe Duvivier, s'est dit tout aussi inquiet des conséquences économiques de la peste pour les élevages. Il a tenu à rappeler qu'il est, selon lui, grand temps de réguler la population de sangliers en Wallonie pour qu'à l'avenir les éleveurs ne soient plus "victimes d'aléas sanitaires qu'ils n'ont pas causés". Il appelle ainsi les autorités et les chasseurs à prendre leurs "responsabilités".

Parallèlement, M. Duvivier souhaiterait que de nouvelles mesures soient prises dans le futur afin d'offrir "une véritable vision d'avenir à l'élevage". Parmi elles, le soutien de la déspécialisation des élevages et des territoires, la limitation des transports, l'encouragement des systèmes diversifiés et résilients, et enfin la relocalisation des outils de transformation.

Il a également appelé les autorités à soutenir davantage les élevages de plein air et ceux spécialisés en agriculture biologique "qui souffrent déjà beaucoup et risquent d'être les premières victimes de cette nouvelle crise".