Le ministre Jan Jambon veut revoir la loi sur le rapatriement © BELGA

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon veut examiner si la loi sur le rapatriement ne doit pas être adaptée. Il pense notamment à allonger le délai durant lequel on peut enfermer des migrants dans des centres fermés ou à ne plus suspendre les procédures en cas de rapatriement, a-t-il fait savoir vendredi à son arrivée au conseil des ministres.

Jan Jambon faisait allusion à la famille serbe qui a été enfermée le 14 août au centre fermé 127bis. En raison des procédures de recours qu'elle avait intentées, leur éloignement du territoire s'est avéré impossible dans le délai de quatre semaines fixé par un récent arrêté royal. Vingt-huit jours plus tard, le 10 septembre, la famille a donc été transférée dans une maison de retour en attendant son expulsion. Après avoir disparu de ce dernier établissement jeudi, la mère et ses quatre enfants ont été retrouvés vendredi et réincarcérés au centre de Steenokkerzeel.

Pour le ministre N-VA, la loi n'est pas applicable étant donné que les procédures peuvent être recommencées. "Nous devons examiner ce que nous voulons faire", a souligné M. Jambon, qui a évoqué entre autres le prolongement de la période pendant laquelle des personnes peuvent être enfermées en attendant leur expulsion. Une autre piste serait de ne plus suspendre les procédures en cas de rapatriement.

Au sein de la majorité, le CD&V s'est déjà prononcé contre l'opportunité d'allonger les délais d'enfermement pour les familles avec enfants.