La Belgique prend la tête d'un programme d'achat en commun de munitions terrestres © BELGA

Le ministre belge de la Défense, Steven Vandeput, a signé, en marge du sommet de l'Otan, deux accords pour l'achat en commun avec d'autres pays de munitions destinées aux unités terrestres et navales de l'armée belge, a-t-il indiqué jeudi.

La Belgique a pris la direction du projet d'achat des munitions terrestres ("Land Battle Decisive Munitions" ou LBDM) qui vise à acheter à gérer en commun de telles munitions, en vertu d'un memorandum d'entente (MoU) signé par les ministres de la Défense de seize pays alliés ainsi que la Macédoine - appelée à devenir le 30ème membres de l'Alliance atlantique. L'Autriche et la Finlande doivent signer ce MoU après le sommet, a précisé l'Otan dans un communiqué.

"Nous allons acheter ensemble les munitions, les gérer et les stocker", a expliqué M. Vandeput, parlant d'une meilleure gestion des stocks de munitions stratégiques et d'exercice alors qu'actuellement des munitions doivent être détruites si elles n'ont pas été utilisées avant la date d'expiration.

"Nous avons pris l'initiative, rassemblé les gens et rédigé le texte", a ajouté le ministre.

Une lettre d'intention (LoI) avait été signée l'an dernier et s'est traduite en memorandum d'entente pour des munitions de gros calibres.

En ce qui concerne les munitions navales, sept pays alliés (Belgique, Portugal, Italie, France, Pays-bas, Espagne et Pologne) ont signé une LoI pour l'achat combiné d'une gamme large de "Maritime Battle Decisive Munitions MBDM), comme des missiles mer-air et mer-mer, des torpilles et des obus d'artillerie. Il s'agit là aussi de réaliser des économies d'échelle, a souligné l'Otan, en évoquant la possibilité d'entrepôts communs.

Selon M. Vandeput, de telles coopérations sont également une invitation à utiliser les mêmes munitions et donc à favoriser l'interopérabilité entre les armées alliés.