Le Centre Antipoisons a reçu 157 appels par jour en moyenne en 2017 © BELGA

Le Centre Antipoisons a reçu, en 2017, 57.400 appels, soit une augmentation de 3,8 pc par rapport à 2016. Ce qui représente 157 appels par jour en moyenne. Le téléphone reste donc un moyen de communication de choix pour les personnes confrontées à un cas d'intoxication et ce, malgré la prédominance d'internet, des réseaux sociaux et de "docteur Google", constate le Centre dans son rapport annuel d'activités. Pour les demandes d'informations, le public se tourne plus volontiers vers le site du Centre ainsi que vers les médias sociaux.

L'activité principale du Centre Antipoisons, qui fonctionne 24h/24 et 7j/7, est de délivrer une information toxicologique en urgence au grand public, aux médecins ainsi qu'aux autres professionnels de la santé en Belgique. La permanence, assurée par une équipe de 13 médecins et deux pharmaciens, est joignable au numéro de téléphone gratuit 070 245 245.

"Nos médecins et pharmaciens, qui répondent aux appels, évaluent le risque d'intoxication", explique Patrick De Cock, le porte-parole du Centre. "Ils donnent des indications concernant les premiers soins à donner et la nécessité d'une intervention médicale ou d'une hospitalisation. Ce tri rapide effectué par des experts est très apprécié et explique sans doute le nombre croissant d'appels reçus, avec une moyenne de 157 par jour l'an dernier."

Les principales causes d'intoxication restent semblables d'une année à l'autre, poursuit le Centre. Près de la moitié des appels concerne ainsi les expositions aux médicaments: erreurs dans l'administration d'un médicament, mauvais dosages, médicaments ingérés par les enfants qui les ont confondus avec un bonbon, ou encore par les animaux domestiques. Un quart des appels concernent des produits ménagers, détergents pour la vaisselle ou la lessive, nettoie-tout, dégraissants, eau de javel et ammoniaque pour ne citer que les plus courants.

Les produits corrosifs, en particulier les déboucheurs de canalisation, sont une source de préoccupation particulièrement importante pour le Centre, et ce en raison des brûlures qu'ils peuvent provoquer. Plus de 1.000 appels concernent de tels produits ont été enregistrés l'an dernier. Le pictogramme corrosif est ainsi mal connu du public et l'information relative à la dangerosité de ces produits semble par ailleurs insuffisante aux yeux du Centre.

Le Centre Antipoisons a recensé l'an dernier 46.258 victimes d'intoxication: 23.138 adultes (46 pc) et 23.120 enfants (46 pc) ainsi que 4.302 animaux (8 pc).