L'humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et pollué plus que ce qu'elle ne peut absorber le 1er août prochain. Elle vivra donc "à crédit" sur les ressources naturelles des générations futures jusqu'au 31 décembre, selon les calculs de l'ONG Global Footprint Network, qui souligne que ce moment survient de plus en plus tôt chaque année.

Le 1er août marquera pour la Terre le "jour du dépassement" ("earth overshoot day", en anglais), un concept forgé au sein du think tank britannique New Economics Foundation et calculé chaque année par l'organisation Global Footprint Network, à laquelle le think tank s'est associé en 2006.

Dans ses calculs, l'ONG tient compte de l'empreinte carbone, des ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau.

L'an dernier, le "jour du dépassement" était survenu le 2 août, l'année précédente le 8 du même mois. La date "avance inexorablement depuis les années 1970", relève l'ONG. En 1970, l'échéance était tombée le 23 décembre. Depuis, elle n'a cessé d'avancer: 3 novembre en 1980, 13 octobre en 1990, 4 octobre en 2000, 3 septembre en 2005, 28 août en 2010.

Si l'on ne considère que le cas de la Belgique, le jour du dépassement tombe le 2 avril, selon les données compilées par l'ONG.

"Pour subvenir à nos besoins, il nous faut aujourd'hui l'équivalent de 1,7 planète par an", affirme Global Footprint. Les émissions de CO2 représentent le plus important facteur de dépassement: elles comptent pour "60% de notre empreinte écologique globale", souligne encore l'ONG, alors que la communauté internationale s'est engagée en 2015 à contenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C en insistant, notamment, sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre.