Le parc national des Virunga ne rouvrira pas ses portes avant la fin de l'année en raison de l'insécurité grandissante dans l'est de la République démocratique du Congo, annonce dans un lettre qui circule sur les médias sociaux le directeur du parc, le Belge Emmanuel de Merode. Le 11 mai, une garde du parc a perdu la vie, alors que cinq gardes et un chauffeur avaient été tués par des assaillants non identifiés un mois plus tôt. Le même jour, deux touristes britanniques et leur chauffeur congolais ont été pris en otage avant d'être relâchés deux jours plus tard.

Le 15 mai, la direction du parc avait déjà décidé qu'elle suspendrait ses activités touristiques durant 20 jours, jusqu'au 4 juin en raison des événements violents. Dans la lettre, datée de samedi, Emmanuel de Merode écrit que le parc restera fermé au public jusque fin 2018.
"Il est très clair que la région des Virunga est profondément affectée par l'insécurité et que ce sera encore le cas pour un bon bout de temps." En 2014, le directeur du parc, le Belge Emmanuel de Merode, avait survécu à une attaque mais avait été grièvement blessé.
"Pour pouvoir visiter le parc de manière sûre, des règles beaucoup plus strictes qu'auparavant sont nécessaires", note le directeur du parc. "Cela demande un investissement très important, et rend impossible pour nous la réouverture du parc cette année."
Entre-temps, l'enquête sur l'incident du 11 mai se poursuit et des mesures de sécurité supplémentaires vont être prises.
Des bords du lac Kivu et du volcan Nyiragongo à la sortie de Goma jusqu'aux monts Rwenzori à la frontière avec l'Ouganda, le parc naturel des Virunga, le plus ancien d'Afrique (créé en 1925), s'étend sur 7.800 km2 et sert de refuge à des espèces menacées comme le gorille des montagnes.