La grève dans les prisons belges a débuté jeudi vers 22h00. Mené à l'initiative des syndicats socialiste (CGSP) et chrétien (CSC Services publics), le mouvement doit se tenir jusqu'à samedi 06h00.

Un peu moins de la moitié du personnel est en fonction cette nuit dans les prisons en Wallonie (46,96%), et environ six agents sur 10 dans les prisons flamandes (61,86%). Dans dans le sud du pays, tous les effectifs sont présents dans les prisons d'Arlon, Huy, Marche-en-Famenne, Tournai, selon les chiffres dont disposent la direction générale des établissements pénitentiaires du SPF Justice, qui n'a toutefois pas d'information sur les prisons de Forest, Berkendael, Dinant, Leuze, Mons, Namur, Nivelles et Paifve. Des policiers sont présents à Ittre (2) et Lantin (7).
Une grève similaire a été menée la semaine passée. Entre-temps, les syndicats ont rencontré le ministre de la Justice Koen Geens, qualifiant de constructive la rencontre de mercredi. La CGSP a toutefois estimé qu'il était trop tard pour lever l'appel à la grève alors que la CSC déplore que la proposition remise par le ministre ne reprenne pas encore la signature de la ministre du Budget, Sophie Wilmès.
"En 2016, le ministre avait dit que la proposition était soutenue par l'ensemble du gouvernement. Mais nous avons dû constater que le volet budgétaire ne correspondait pas du tout. On ne veut pas être confronté à la même situation", a indiqué Filip Dudal, secrétaire ACV/CSC.
Les syndicats ont organisé plusieurs actions depuis la semaine dernière pour dénoncer un manque de personnel et d'investissements dans les prisons du Royaume.