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Il est "crucial d'éviter une déstabilisation" du Liban, prévient Didier Reynders

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a joint sa voix, mardi, à celles de personnalités politiques internationales, qui expriment de l'inquiétude quant à la crise politique et diplomatique naissante au Liban, nourrie par le mystère autour de la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri il y a plus d'une semaine. Depuis cette annonce choc effectuée depuis Riyad, de nombreux Libanais soupçonnent l'Arabie saoudite de retenir leur Premier ministre contre son gré, et d'avoir joué un rôle dans sa démission inattendue.

La crainte, dans la communauté internationale, est de voir le pays déchiré et entraîné dans un conflit plus large opposant l'Arabie saoudite à son grand rival régional, l'Iran.
Didier Reynders "souhaite voir cesser les interférences extérieures, quelles qu'en soient l'origine, et préserver le pays des tensions régionales", exprime ainsi un communiqué des Affaires étrangères, mardi soir. "Le gouvernement libanais doit pouvoir se focaliser sur la relance économique et l'amélioration de la sécurité de ses concitoyens, sans oublier le sort des nombreux réfugiés que le pays accueille de manière admirable", précise-t-il.
Soulignant le fait que le Liban "symbolise la diversité religieuse au Proche Orient" et que Saad Hariri "a été l'architecte de l'équilibre politique retrouvé fin 2016 avec la formation d'un gouvernement 'inclusif'", le ministre des Affaires étrangères souligne qu'il est "crucial d'éviter une déstabilisation de ce pays".
"Didier Reynders formule le vœu que Saad Hariri puisse rejoindre son pays avec sa famille au plus vite afin que sa situation soit clarifiée, dans l'intérêt des Libanais et de la région", conclut le communiqué.
Dans la journée, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, avait déjà indiqué escompter un retour du Premier ministre libanais dans son pays "dans les jours à venir". Lui-même s'est exprimé dimanche, toujours depuis Riyad, pour la première fois depuis l'annonce de sa démission. Il a assuré être libre de ses mouvements en Arabie saoudite et vouloir rentrer "très bientôt" au Liban, sa démission n'ayant pas été officiellement acceptée par le président Michel Aoun.
Mardi, la présidence française s'est également exprimée à ce sujet. Lors d'un entretien avec le ministre libanais des Affaires étrangères, Emmanuel Macron a "réitéré son souhait que Saad Hariri puisse se rendre au Liban comme il l'a annoncé", son interlocuteur "remerciant la France pour son soutien au peuple (...) et son rôle actif dans la crise". Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian doit se rendre en Arabie saoudite mercredi.
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