10 véhicules militaires qui vous font gagner toutes les guerres !

Il fut un temps où l'armée belge partait à la guerre à vélo. Typique ? Pas vraiment, puisqu'une petite recherche nous a permis de découvrir quelques pépites militaires. Le char russe Tsar bat tous les autres à plate couture. Ce concept de la Première Guerre Mondiale était tellement grand qu'il s'embourbait en permanence. Ce char n'a jamais vu le  moindre champ de bataille. Et c'est tant mieux ! Le seul et unique prototype, construit en 1915, n'a été démantelé qu'en 1923.

Projet catastrophique

La Russie recherche parfois la facilité. Le KV-VI Behemoth a été commandé en 1941 par Staline et était équipé de trois coupoles. Ce colosse pesait 138 tonnes pour une longueur de 15,6 mètres. Son rayon de braquage gigantesque ne posait aucun problème à Staline qui avait déclaré laconiquement : « Il ne doit rouler qu'en ligne droite, jusqu'à Berlin ! ». Et comment le Behemoth se comportait-il sur le terrain ? Pas vraiment bien : un premier exemplaire a explosé tout seul, un deuxième s'est cassé en deux au-dessus d'un ravin et le troisième et dernier prototype a tiré simultanément dans la même direction avant de se retourner. Fin de partie pour le KV-VI.

Le VUT

La boîte à biscuits que vous voyez à gauche sur la photo est un Vickers Utility B Tractor. Ce tracteur était utilisé pendant la Deuxième Guerre Mondiale, notamment par l'armée belge, pour tracter des canons antichars. Bien qu'il n'ait en rien aidé les Belges pendant la Blitzkrieg allemande, nous avons au moins la satisfaction d'avoir pu vous parler de notre armée.

Pachyderme

Le char allemand Landkreuzer P 1500 Monster a fait honneur à son nom pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Ce monstre pesait 1500 tonnes et était tellement lourd qu'aucun moteur existant n'était assez puissant pour le faire avancer à plus de 20 km/heure. Albert Speer a fini par laisser jeter le projet aux oubliettes, surtout parce qu'il démolissait toutes les routes, était tellement lourd qu'il était intransportable et était incapable de traverser un pont. Imaginez : selon les plans, cet engin aurait pu lancer des obus de 800 mm. Les choses en sont heureusement restées là.

Tournevis russe

L'Armée Rouge a prouvé que l'on peut parfaitement se battre avec un tournevis. Ce char utilisait des principes mathématiques d'Archimède pour avancer. Et le fait que cette guimbarde n'ait eu aucune suspension n'était qu'un détail pour ses concepteurs. Conduire ce char n'était pas une sinécure non plus, ce qui explique pourquoi il n'a jamais été produit massivement.

Le vilain petit canard suisse

Dans les années cinquante, l'armée suisse a commandé plusieurs centaines de Sauer M4. Ce camion n'a finalement été construit qu'en 363 exemplaires. Il n'était pas vraiment apprécié. Un propriétaire a un jour décrit son bien comme étant « probablement l'un des camions les plus laids qui soient ». Un vrai coup de foudre !

Protection contre les mines

Honnêtement dit, d'un véhicule baptisé « Léopard », nous attendions vraiment autre chose ! Le Léopard a été construit au Zimbabwe de 1975 à 1979. Très bizarrement, les 750 exemplaires étaient tout simplement vendus chez le concessionnaire Volkswagen du coin. Son but ? Protéger contre les  mines antipersonnel qui sont enfouies par milliers dans le sol africain. On ne le dirait pas, mais ce véhicule était très efficace.

Le lézard

Impossible de ne pas parler de Ferrari. Le F333E Lizard coûtait un peu d'une « vraie » Ferrari et devait surtout permettre à Ferrari d'accéder à de lucratifs contrats militaires. On ne retrouve malheureusement pas grand-chose ici du cheval cabré, sans même parler du beau rouge sport. Le projet n'est jamais vraiment sorti de terre, surtout parce que Ferrari avait lamentablement peu d'expérience dans le domaine des chars, des soldats, des bombes et des obus. Tant mieux, d'ailleurs !

Scooter

L'armée française disposait autrefois de scooters équipés de canons. Ou de canons équipés de scooters. C'est comme vous voulez ! Au Vietnam, les paras français patrouillaient en scooter et avec un canon de 75 mm, surtout parce que dans les années cinquante, les caisses de l'armée n'étaient pas trop remplies. Les soldats n'ont pas profité très longtemps de leurs beaux scooters, même si 800 exemplaires ont été mis en service en Algérie et dans l'ex-Indochine.

Diplodocus

Pendant la Première Guerre Mondiale, les Français ont recherché presque désespérément des manières d'attaquer les tranchées allemandes. Bien qu'elle n'ait pas été très populaire auprès des troupes françaises, cette Machine Boirault de 1915 était l'une des options. La Boirault était surnommée le Diplodocus militaris, et certainement pas en raison de sa grande maniabilité. Sa vitesse de pointe atteignait  péniblement... 1 (un !) kilomètre par heure ! Le premier véritable char est apparu six mois plus tard sur les champs de bataille, rendant du même coup la Boirault totalement superflue.