Les pistes d'atterrissage les plus dangereuses du monde

Vous prenez bientôt l’avion pour passer vos vacances sous des cieux ensoleillés ? Alors, évitez de lire ce qui suit, surtout si vous êtes de ceux qui ont déjà fait leurs prières au moment où leur avion s’apprêtait à atterrir au beau milieu d’un violent orage, bringuebalé de gauche à droite. A moins que vous ne soyez de ceux qui se rongent les ongles en décomptant les minutes qui vous séparent du moment tant attendu où le train d’atterrissage se posera sans encombre sur le tarmac. Ces expériences d’atterrissages ne sont pourtant que de la petite bière par rapport aux exploits que les pilotes doivent accomplir pour poser leur appareil en toute sécurité au sol sur les plus dangereuses pistes d’atterrissage du monde. Ce sont des destinations qu’il vaut mieux éviter, parce qu’il est vraiment difficile de s’y poser comme une fleur.

Paro Airport (Bhoutan)

La vallée de Paro, entourée de sommets à 5.000 mètres d’altitude dans l’Himalaya, est incontestablement l’endroit du monde où il est le plus difficile de se poser. Les pilotes doivent être spécialement entraînés pour manœuvrer entre les montagnes, étant donné qu’ils ne peuvent se fier qu’à leur propre appréciation et à leur maîtrise pour réussir leur atterrissage. Rien d’étonnant donc à ce que huit pilotes seulement aient reçu l’autorisation d’utiliser cet aéroport. La nuit, le trafic aérien est totalement interrompu, parce que les vents violents rendent les décollages et atterrissages beaucoup trop dangereux.

Princess Juliana International Airport (Saint-Martin, Antilles néerlandaises)

Cette piste d’atterrissage sur l’île de Saint-Martin n’a que 2,4 kilomètres de longueur et ne peut normalement accueillir que des avions de taille moyenne. Les pilotes doivent raser la plage de Maho pour pouvoir atterrir à temps. Les avions passent donc à peine 10 à 20 mètres au-dessus des touristes qui sont sur la plage. Il s’agit de la deuxième piste d’atterrissage la plus dangereuse du monde, et pourtant même des gros porteurs comme le Boeing 747 ou l’Airbus A340 atterrissent à l’aéroport Prinses Juliana. Malgré la difficulté de l’approche de l’aéroport, on n’y déplore encore aucun incident grave. 

Reagan National Airport, Washington DC (Etats-Unis)

Les pilotes doivent littéralement naviguer entre les monuments comme le Pentagone ou les bâtiments de la CIA avant d’atteindre la piste d’atterrissage de Washington. Le décollage est une expérience tout aussi angoissante, étant donné que l’appareil doit prendre très vite de l’altitude et effectuer un virage sur sa gauche pour éviter de voler au-dessus de la Maison blanche. 

Gibraltar Airport (Gibraltar)

L’aéroport de Gibraltar est situé sur l’isthme qui sépare le rocher de l’Espagne. Ce qui est étonnant, c’est que la piste de décollage croise une route. Lorsqu’un avion décolle ou atterrit, ce croisement est fermé à l’aide de barrières. De plus, la piste ne fait que 2.000 mètres de longueur et il faut donc une extrême précision et beaucoup de savoir-faire pour actionner les freins dès que l’avion a touché le tarmac.

Matekane Air Strip (Lesotho)

Avec ses 400 mètres, la piste de décollage et d’atterrissage du petit Etat du Lesotho, en Afrique du sud,  est pour ainsi dire la plus courte de cette liste. Décoller est donc une entreprise particulièrement hasardeuse, surtout lorsqu’on sait qu’en bout de piste se trouve une falaise de 600 mètres de haut.

Barra Airport (Ecosse)

Cet aéroport peu ordinaire est situé sur l’une des petites îles qui forment l’archipel écossais des Hébrides. La piste d’atterrissage se trouve dans une large baie. Il s’agit de l’un des deux seuls aéroports du monde où les avions utilisent la plage pour décoller et atterrir. A marée haute, la piste est submergée par les flots. Les schémas de vol depuis et vers l’île de Barra doivent donc tenir compte des marées.

Toncontin Airport, Tegucigalpa (Honduras)

Les pilotes doivent effectuer un virage de 45 degrés vers la gauche peu avant l’atterrissage, dans une vallée montagneuse. De plus, ce virage est fort dangereux pour les riverains, qui assistent aux atterrissages depuis des rochers. Les avions dont la taille est supérieure à celle d’un Boeing 757 ne peuvent pas utiliser cet aéroport. En 1997, un C-130 de la force aérienne américaine a échoué à côté de la piste avant de prendre feu. Cet accident a coûté la vie à trois passagers. Le gouvernement du Honduras a fait savoir qu’il cherchait un autre endroit pour le décollage et l’atterrissage des vols commerciaux. Le Honduras occupe la septième place du classement des aéroports les plus dangereux du monde.

JFK International Airport, New York (Etats-Unis)

JFK, situé à Long Island, est le principal aéroport de New York. Les pilotes doivent s’y frayer un chemin à travers un trafic aérien fort intense. En effet, les avions qui ont pour destination les aéroports tout proches de LaGuardia et Newark utilisent la même route aérienne. De plus, la baie de Jamaïque borde la fin de la piste de décollage.

Madeira Airport, Funchal (Madère)

Les pilotes qui doivent atterrir à l’aéroport de Funchal, sur l’île de Madère, doivent avoir suivi un entraînement spécial. L’aéroport est en effet totalement coincé entre les montagnes et l’océan Atlantique. De nombreux pilotes craignent donc de devoir atterrir à Funchal, parce qu’ils savent que juste avant de se poser, ils devront effectuer un solide virage à droite pour arriver de manière optimale sur le tarmac.

Juancho E. Yrausquin Airport (Saba, Antilles néerlandaises)

Pour clore cette liste, nous avons sélectionné l’aéroport de la petite île de Saba, dans les Antilles néerlandaises. Aucune tragédie importante ne s’y est encore jouée, mais les experts en aéronautique sont tous d’accord pour affirmer qu’il s’agit de l’un des aéroports les plus dangereux du monde. Les pilotes doivent continuellement tenir compte de fortes rafales de vent pendant leur approche. A l’instar de la piste d’atterrissage au Lesotho, celle de Saba n’a que 400 mètres de longueur. Ce n’est pas tout : l’aéroport est situé entre de hautes collines et des falaises vertigineuses.