Quel avenir pour Opel au sein de PSA? © BELGA

Lors de la reprise d'Opel par PSA, le sort du constructeur allemand n'était au début pas très clair. Les choses commencent, lentement mais sûrement, à se décanter.

PSA est surtout intéressé par le nom Opel, qui lui permet de répondre à la demande de clients qui veulent du "made in Germany" plutôt que du "made in France". Il s'agit donc avant tout de marketing: en coulisses, les synergies se font chaque jour plus évidentes. Opel est toutefois autorisé à mener à bien certains projets, mais en nombre limité. On pense ici au futur moteur 1.6 essence, aux sièges (spécialité de la marque au Blitz) ainsi qu'à une solution d'hybridation légère ("mild hybrid").

En ce qui concerne le know-how actuel de Rüsselsheim, les Français semblent moins intéressés, ainsi qu'en attestent, entre autres exemples, la non commercialisation de l'Opel Ampera-e sur notre marché ou encore la récente apparition du système d'infodivertissement Opel Connect, qui utilise une technologie PSA et est appelé à évincer le système Opel OnStar.

Autre exemple, Opel annonce qu'il lancera en 2020 un premier véhicule électrique de grande série: ce sera l'eCorsa. Il s'agira d'une variante 100% électrique de la Corsa de prochaine génération qui nous arrivera l'an prochain. Cette nouvelle Corsa ne reposera pas sur la plate-forme de l'actuelle Corsa, mais bien sur la plate-forme CMP du groupe PSA, qui officiera également dans les nouvelles Peugeot 208 et Citroën C3, lesquelles se déclineront elles aussi en versions purement électriques.

A terme, Opel semble condamné à construire tous ses futurs modèles sur base de deux plates-formes modulaires qui seront bien entendu partagées avec Peugeot et Citroën.