Le régulateur américain des transports a indiqué jeudi que le conducteur tué en mars à bord d'une Tesla n'avait pas les mains sur le volant au moment de l'accident, malgré les alertes du logiciel d'aide à la conduite Autopilot.

Selon le rapport préliminaire du NTSB, Autopilot était bien enclenché depuis près de 19 minutes au moment de l'accident survenu le 23 mars à Mountain View (Californie, ouest), a indiqué l'organisme dans un communiqué.
Pendant ce laps ce temps, la Tesla "a envoyé deux alertes visuelles et une alerte sonore indiquant au conducteur de mettre ses mains sur le volant", a poursuivi le régulateur, ajoutant que ces avertissements avaient été envoyés "plus de 15 minutes avant la collision" contre une glissière de sécurité puis deux autres voitures.
"Les mains du conducteur ont été détectées sur le volant pendant 34 secondes, en trois fois, durant les 60 secondes précédent l'accident" mais pas pendant les six dernières secondes, a encore détaillé le NTSB, qui dit poursuivre son enquête.
Trois secondes avant l'impact, la vitesse de la Tesla est passée progressivement de 100 km/h (62 mph) à 114 km/h (70,8 mph) et aucun signe de freinage ou de mouvement du volant n'a été détecté.
Le régulateur souligne qu'il a fallu 200 gallons (757 litres) d'eau et de neige carbonique pour éteindre la batterie de la voiture électrique, qui avait pris feu sous l'impact et qu'elle s'est de nouveau embrasée cinq jours après, exigeant une nouvelle intervention des pompiers.
Cet accident avait suscité des échanges particulièrement vifs entre M. Musk et le NTSB, qui avaient abouti à ce que Tesla décide ne plus participer à l'enquête.
Selon Tesla, Autopilot "rappelle en permanence qu'il est de la responsabilité (du conducteur) de laisser ses mains sur le volant et de garder le contrôle du véhicule à tout moment".